Souvenir : Daniel POLVÉ

Daniel POLVÉ, vient de nous quitter, le 1er février 2019.
Comme dans toutes les associations, le CSAP ne vivrait pas sans ses dirigeants bénévoles et, parmi eux, se trouvait une figure exemplaire bien connue des habitants de Pussay : Daniel POLVÉ. Il est l'alpha et l'oméga du bénévolat, de par son dévouement et sa fidélité au club.
Il est né à Pussay, Route de Monnerville, le 18 février 1937, tout près du stade. Un clin d'oeil du destin. Il a dit un jour : « J'ai commencé à jouer au football avec les copains sur la Route de Monnerville, avec des bérets pour délimiter les buts. Puis, de temps en temps, nous allions jouer au stade qui donnait sur l'arrière de la maison de mes parents ».
A l'école communale, tu as été scolarisé ; après le certificat d'études, tu es parti à Montmiraux, dans un lycée professionnel, pour apprendre le métier de menuisier, profession que tu exerceras jusqu'à l'âge de la retraite.
Sa première licence, il la prend en 1953 à Montmirault (91). En 1955, il entre au CSAP où il signera sa dernière licence de joueur en l'an 2000. Ce sont 45 années de football, entrecoupées de brefs séjours au Stade Français à Paris et à l'Union Sportive Saclas-Méréville. En 1978, Daniel mène de front sa carrière de joueur et sa fonction de dirigeant. Il devient l'homme-orchestre du stade de Pussay. Tonte, traçage du terrain, pose des filets, nettoyage des vestiaires, ouverture et fermeture des portes : voilà ses responsabilités.
Comme tous les gens modestes et compétents, il ne se plaint jamais, mais il est toujours présent avant, pendant et après les matchs. Il est celui qui empêche qu'un grain de sable bloque la machine, celui sur qui on peut toujours compter.
Tes premiers pas dans la vie active t'ont conduit à Paris où tu as cohabité avec ton frère Guy et ta soeur Denise dans un climat fraternel. Par la suite, tu quittes la capitale pour venir travailler à Méréville, puis à Pussay, à la Librairie de l'Armée.
Tu résides avec ta maman dans la maison familiale, et cela jusqu'au décès de celle-ci en 1996. Denise prend alors le relai de ta maman et te materne à son tour. Les premiers temps, tu vas déjeuner et dîner Route de Thionville, puis, les années passant, tu t'es installé définitivement chez ta soeur. Nous n'oublions pas que ta vie professionnelle fut interrompue par ton service militaire et, comme tous ceux de ta génération, tu es parti en Algérie pour plusieurs mois.
Il est aussi un archiviste. Oui, il est la mémoire vivante du club. Sa maison est un véritable Musée à la gloire du CSAP et regorge de journaux, photos, licences et autres souvenirs. Nous voyons que Daniel eu une grande place pour vous. Daniel a toujours la flamme pour son club. Il dit souvent : « Je resterai Dirigeant tant que mes forces le permettront ». Quand on lui demande ce que représente pour lui le milieu du football, il répond : « C'est la passion d'une vie, même si j'ai un petit regret de ne pas avoir évolué au plus haut niveau ». Peut-être qu'un jour le stade prendra le nom de Daniel POLVÉ. La passion et le dévouement d'un homme modeste et exceptionnel à la fois valent bien ce geste de reconnaissance.
Daniel, nous garderons de toi le souvenir d'une personne gentille, souriante, calme, serviable, d'un voisin sans histoire. Tu étais un passionné de sport et principalement de foot, que tu as pratiqué pendant de très nombreuses années puisque tu jouais encore étant vétéran. Tu étais un fidèle supporter du C.S.A.P. Tu as également donné beaucoup de temps pour entretenir le stade et les vestiaires. Avec les années, ta santé et ton moral ont décliné tout doucement ; tu as perdu l'habitude de faire les courses à bicyclette, de t'arrêter bavarder avec les uns et les autres pour partager un moment de convivialité. Le sport restait ta passion et chaque jour pendant des heures tu le regardais à la télé.
Il y a quatre semaines environ, tu es entré à l'hôpital d'Etampes pour une opération, et à la suite de cette intervention, tu t'es éteint discrètement, comme tu as vécu.